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Journal N°10
Quelque part, au port de Madrestam... L'étendard de la Voile Noire flotte dans la brume, jetant un oeil inquisteur sur les étrangers.
Seule une faible lumière près de la cale reste visible en cette heure tardive.
Cette cabine, peu causue, est celle du scribe de la Flibuste, maniant, à la lueur d'une simple lampe à huile, un pinceau en poils de perco...
Le vieux s'épenche à narrer les dernières aventures des Flibustiers... Il a intérêt de se dépêcher s'il veut pouvoir déguster à loisir son pain sec et son eau croupie.
Fin novamaire...La flibuste reçoit une missive signée d'un brigand bien ambitieux et au nom bien prometteur, requérant l'aide de la flibuste le premier descendre pour une attaque du chateau.
Se grattant les fesses avec élégance, envoyant au sol un crachas des plus sombres, le Capitaine indique : " faudra juste décaler le méchoui de poney du soir, cas ou les gardes résisteraient plus d'un affrontement...".
Le groupe glousse, peu optimiste pour le parti monarchique... Les hommes sont satisfaits de cette prévision : des cris, du sang, de l'or... et surement pour finir des femmes et du rhum !
Et puis, la flibuste n'est jamais contre un pique nique du roi façon croque au sel et partir à la pêche au trésor, trésor surveillé par des gardes aussi inoffensifs que des poissons chatons.... bah, une partie de plaisir et de détente...
La semaine suffit largement à la préparation physique et mentale des flibustiers qui conservent le même rythme de croisière, qu'il s'agisse de combats, de vols de bourses ou même de beuveries...
Le brigand aux avides yeux, Owiday, nous retrouve peu avant l'attaque à notre fief, en plein coeur du Port de Madrestam.
"J'vous propose le plan suivant : on s'introduit dans le chateau.. ceux qui résistent, gardes ou population, doivent tomber sous nos lames. On prend le trésor, je connais son emplacement, et on file en douce... Une fois à la planque, on partage les gains..."
Un flib rajoute : "Oubliez pas de ramasser les objets de valeur sur les cadavres et les blessés".
A l'approche du château, un garde tout rond, monté sur une dinde croulant sous son poids nous interpelle :
"Ou comptez vous allez comme ca ? L'accès est interdit !"
Il n'en faut pas plus pour provoquer la fureur de brigands aux sens de l'indépendance et du libre mouvement si pointu.
Après quelques joutes verbales, le premier combat éclate opposant le groupe des flibustiers aux gardes, soutenus par la population aveuglée par une propagande royaliste.
Gardes baignant dans leur sang, opposants mis au sol face contre terre, tous sont dépouillés et laissés pour mort tandis que le groupe pirate pénètre le château et dérobe le contenu des coffres.
Ils auraient du prendre le temps de tous les éventrer... voilà qu'il faut recommencer le travail...Les gardes sont mieux entourés et le combat s'avère plus difficile même si l'issue reste bien entendu favorable aux pirates.
S'évaporant dans l'air, ne laissant aucune trace, les Flibustiers se regroupent au QG préalablement défini pour le repli final.
Les richesses éparpillées au sol renvoient sur les visages de larges sourires et des yeux emplis de satisfaction...
Satisfaction d'avoir perturbé l'équilibre des puissants en place, et leur rappeler que l'étendard de la flibuste vole au dessus du Port....
Le Roi camouflera sans doute cette épopée fabuleuse en anecdote ridicule, prétendant à quelconque objet inutile dérobé... Tout n'est que propagande, ouvrez les yeux !
Odhana-luv, pour l'Empreinte du Craqueleur