L'Empreinte du Craqueleur


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Rubrique Nécrologique

Journal N°14

La rubrique nécrologique de Descendre 638, par Khyrric Theodred.


En ces périodes festives, où l'on attend avant de se farcir de dragodinde déjà elle-même farcie, il convient de ne pas oublier que le monde ne s'arrête pas de tourner en dessous de nous. Tout comme le Sacrieur se prendra toujours des beignes, le Iop en donnera toujours, et l'Enutrof refusera de donner quoi que ce soit, la mort fauchera toujours des vies, des plus grandes aux plus insignifiantes. Le but avéré de cette chronique est de ne pas oublier, à travers quelques exemples de personnes nous ayant quitté récemment, ceux qui meurent chaque jour.

Alors, en grand professionnel, je suis allé enquêter, au rythmes des rires, des baffes, des portes qui claquent et des ivrognes qui m'ont vomi dessus. J'ai pu sortir de l'oubli quatre vies qui se sont tragiquement terminées :
Miss-tigri le chacha tigré, Déday l'Enutrof imbibé, Khur Yeuh le jeune Eniripsa et de Khandys la Iopette, dont le martyre suscite encore diverses discussions



Passons donc à la première de ces pertes.


Miss-tigri était un chacha comme il en existe beaucoup à Astrub. Il avait été offert à la fille d'un ponte qui voulait un cadeau vivant... Il avait coûté cher, et au final, n'avait amusé la fillette que si peu de temps.
En effet, Miss-tigri devrait manger, être chouchoutée... et lorsqu'elle miaula trop, les parents de la petite fille la jetèrent à la porte.
Mais un chacha a un don naturel pour se faire aimer de personnes capables de les nourrir et très vite, la boule de poils fut connue dans Astrub.
Connue sous le nom de Minou, Ptitcha, ou "L'autre Saleté dégage" cette petite bête réussit à grandir, nourrie par tous les aventuriers qui lui donnaient une partie de leurs repas. Tout se passait bien, des enfants la caressaient, jouaient avec elle... jusqu'à ce triste jour du 25 novamaire.
Qu'a donc ce jour de si tragique ?
Chaque année, c'est à ce jour que revient Hector Nowel de son île... Et avant l'arrivée fatidique de ce personnage, les enfants commencèrent chaque jour à se reunir sur la place du village... Et, le 25 novamaire, elle mourut écrasée par une foule de gosses qui coururent vers Madrestam... On l'a retrouvée une semaine plus tard, plate comme une limande.


Paix à son âme de Chacha...



La seconde de ces pertes est tout aussi tragique.


A Brakmar, il est coutume que les pauses entre les rondes soient obligatoires, la cuite en option serait même un critère d'avancement dans la hiérarchie. Et on peut dire que le sujet de notre histoire :
Déday, un garde brakmarien, enutrof de son état, était exemplaire de son point de vue. Sobre, l'on pouvait dire qu'il était mort. Son corps devait s'être adapté aux liquides horribles qu'on sert à brakmar (note de l'auteur : un prochain article suivra, exposant la toxicité des-dits liquides, et à quel point les brasseurs de Brakmar furent ingénieux au point de faire de la bière sans houblon ni orge) à tel point qu'ils étaient comme le grog pour l'éternel grippé qu'il devait être. Déday était toujours fièrement à son poste, affalé dans son vomi devant l'une ou l'autre des tavernes de Brakmar. Mes amis rendons hommage à celui qui apprit au tavernier de la taverne du bwork à faire des additions par ses ardoises faramineuses. Ainsi, l'on estima, au moment de son tragique départ, qu'il devait, en calculant à peu près, cinquante ans de solde de garde de par sa consommation. La période de Descendre est faste à Brakmar, le saviez vous ? Une histoire de Rushu tout ça...
Bref, on y boit encore plus que d'habitude. Et, ce pauvre Déday s'acharnait à battre son record de l'année passée quand survint le drame.
Les spectacles de rue peuvent être grandioses à cette époque, et Déday, emporté par une vessie trop pleine, s'approcha trop près de l'un d'eux. C'était un cracheur de feu... quelques étincelles volèrent sur Déday, qui, majestueusement, dans un brasier digne d'un dragon rouge ayant mangé des piments, mourut atrocement. Quelques secondes plus tard, il ne restait de l'enutrof qu'un tas de cendres vite dispersé par une foule en délire. Voulant féliciter l'artiste, elle l'étouffa par la même occasion, dans la plus grande indifférence.


Comme quoi, la vie ne tient qu'à un souffle... Cet énutrof ne resta pas dans les mémoires bien longtemps, avant que j'aille parler de lui à Brakmar, et qu'on tente de me soutirer ce qu'il devait... Si lui est mort, ses dettes sont toujours en vie



La troisème va peut être vous émouvoir, si vous avez toujours un cœur


Descendre...au dela de son caractère mauvais dans son essence magique et tout ce bordel métaphysique, est une période qui tape sur les nerfs de nombreux couples ayant un enfant en âge de brailler, mais pas en âge de s'en aller vivre ailleurs. Il faut offrir tel ou tel cadeau à la mode... quelle épreuve pour les nerfs de n'importe quel adulte. On note d'ailleurs une certaine augmentation des "accidents" dans les ménages amaknéens lors de cette période de l'année. Cependant, cela commence toujours dans des familles sans histoires, qui ne paient pas de mine.
Cette histoire et cette famille-là aussi, ne payaient pas de mine. Khur Yeuh était un éniripsa, fils d'éniripsas, soigneurs professionnels et nantis plus que de raison. L'on ne peut pas dire qu'un climat de guerre froide régnait en cette maisonnée, c'était même plutôt l'inverse, une ambiance rose à faire vomir. Et malgré cela, la tentation de chercher son cadeau de nowel fut trop grande pour l'eniripsa. Non sans mal, il avait cherché la cachette de sa mère, et il l'avait trouvée. Une belle trappe dessous l'escalier de la maison. Il descendit dans la trappe, qui continuait par un escalier de pierre pour chercher le cadeau que ses parents lui donneraient de la part du père nowel, car il n'avait pas été sage. Il y avait là plein de caisses, il en ouvrit quelques-unes pour regarder. Il y avait des dagues "super cool" pour jouer à la guerre entre Bonta et Brakmar. Il y avait des tuniques avec des "super effrayantes" têtes de démons pour jouer aux rois de Brakmar... bref, le nowel s'annonçait grandiose. Ensuite, il y avait une caisse plus petite, difficile à ouvrir... Il força sans succès, et alla chercher un pied de biche. Il força, encore et encore, et, de rage, frappa un grand coup la boite.
Le pauvre petit garçon ignorait qu'il venait de briser deux fioles et que les liquides qui se réunirent avaient provoqué l'explosion qui lui couta la vie. Ses parents n'eurent pas le temps de le pleurer, une enquête rapide de la milice de bonta prouva qu'ils étaient deux Brakmariens infiltrés et ils furent pendus dans la semaine qui suivit.


Joyeux nowel a toute cette belle famille... Comme quoi, un petit cadeau peut faire des tas d'heureux.



Finissons en beauté cette rubrique avec une quatrième histoire dans l'esprit de nowel, celle-ci.


Notre histoire comporte deux personnages, cette fois-ci. Un petit Xélor qui aimait collectionner, et une Iopette qui aimait faire le bien autour d'elle. L'un pleurait chaque année de ne pas être assez sage ou spécial pour avoir un cadeau à Nowel, l'autre donnait tout, chaque année, jusqu'à ses vêtements (note de l'auteur : pour le plaisir des badauds).
Ce petit Xélor s'appelle Freddik Rougueur et j'ai pu avoir son témoignage entier.
Il avait décidé, cette année-là, de montrer au père nowel qu'il savait être travailleur et organisé. Cet homme avait pour passion une passion très simple et très peu populaire cependant.
Il aimait tuer des jeunes filles et leur couper la tête pour les exposer. Comme chaque loisir, celui-ci avait ses opposants, alors il se cachait, ne pratiquant son activité favorite qu'en de rares occasions qu'il appréciait au plus haut point. Il avait repéré sa dernière victime parce qu'elle se promenait toute nue. Elle faisait beaucoup pour nowel, alors il lui semblait normal que sa tête fasse plaisir, par pure logique, au père nowel. Il utilisa son marteau pour lui fracasser la colonne vertébrale et tira son corps dans une ruelle, où, avec la délicatesse due à un travail de professionnel, il sépara la tête du corps avec un coup de machette dentée. Il plongea cette dernière dans un baril d'alcool qu'il fit rouler et selon ses dires, l'a ajoutée à sa collection avec un bonnet de nowel. Il m'a promis de me faire visiter sa collection.

Cependant, une fois que j'eus appris son secret, il me convia à entrer en partie dans sa collection. En gros, il voulait me faire ma fête, ou plutôt ma tête. il a donc tenté de m'occire, et j'ai donc à déplorer sa perte... Remarquez que son sang m'a donné les forces nécessaires pour écrire ces jolies lignes.



Ces lignes n'ont pas gâché votre esprit de nowel, au moins, vous n'aurez pas à rougir d'ignorer des personnes qui nous ont quitté récemment

Je vous souhaite de bonnes fêtes, Khyrric Theodred, depuis Bonta. Hin hin



Khyrric, pour l'Empreinte du Craqueleur


© 2008 . L'Empreinte du Craqueleur . Toutes les images et noms Dofus appartiennent à Ankama Studio | ravaljournal@gmail.com

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